C'est en résumé (très rapide) ce que les journalistes de tous poils voudraient nous faire croire. Jupiter marche sur l'eau (voir la une de The economist : ici ! Ainsi donc le début du quinquennat serait-il exceptionnel avec des avancées significatives en Europe, évidemment, une session parlementaire bien engagée pour modifier par ordonnance le code du travail. Mais aurait-on déjà oublié Mr Bayrou qui à défaut d'être lui aussi Jupiter a plutôt été dans le camp des étoiles filantes. Mme De Sarnez collée à Mr Bayrou comme le sparadrap du capitaine Haddock (pour reprendre une maxime de François Asselineau), Mme Goulard éphémère ministre des Armées pour avoir été payée plus de 10000 dollars par mois pendant deux ans par un thinktank (réservoir d'idées)...

Ce n'est pas tout. Selon une dépêche AFP du 23/06/2017 19:41:02 (morceaux choisis) : "Le président français Emmanuel Macron a échoué vendredi à convaincre ses partenaires européens de laisser plus de pouvoir à Bruxelles pour contrôler les acquisitions étrangères dans l'Union européenne, notamment chinoises, afin de protéger les secteurs stratégiques... Ces trois pays (Portugal, la Grèce et l'Espagne) ont besoin d'argent pour "sortir la tête de l'eau" et craignaient qu'une telle mesure n'entrave les investissements étrangers chez eux."

"Ainsi, en 2016, l'Allemagne et l'UE n'avaient pu que constater, impuissantes, le transfert de technologies "made in Germany" lors de la reprise du fabricant allemand de machines-outils Kuka par le géant chinois de l'électroménager Midea, pour 4,6 milliards d'euros."

"Malgré ces conclusions communes, les 28 peinent à s'entendre sur le plan commercial, entre les défenseurs du libre-échange et les tenants d'une politique commerciale désormais plus protectrice."

Nous faisons grâce du blabla traditionnel et des bonnes intentions inscrits dans le texte.

On lit également dans Libération du 21 juin 2017 à 20:27 : " Macron est particulièrement attendu sur le plan des réformes intérieures, ses prédécesseurs ayant beaucoup promis, mais peu concrétisé. «Nous sommes convaincus qu’il va tenir ses engagements», croit-on à la Commission. Celle-ci se montre déterminée à l’aider, autant que faire se peut. En particulier sur le plan budgétaire : on sait à Bruxelles que les réformes sont, dans un premier temps, budgétairement coûteuses et il n’est pas question de taper sur les doigts de la France si l’objectif des 3% de déficit public n’est pas atteint une nouvelle fois cette année. De même, Paris partageant l’objectif de la Commission de créer une défense européenne, notamment en créant un fonds destiné à financer la recherche militaire, certains envisagent de neutraliser une partie des dépenses militaires dans le calcul du déficit, la France étant le seul pays à avoir une armée digne de ce nom qui se bat à l’étranger pour défendre les intérêts européens…(on pourrait ajouter : en dépit des efforts faits par Mr Hollande, Sorkozy et Chirac pour accentuer le délitement de notre armée). A ce sujet voir l'article sur le site de l'UPR : ici 

Mais le plus beau reste à venir, toujours sous la plume de Jean Quatremer :Mais Berlin, Paris et Bruxelles ne peuvent à elles seules réformer l’Europe. C’est pourquoi Macron va profiter de ces deux jours de sommet pour multiplier les rencontres bilatérales avec ses homologues, afin de bâtir des consensus, notamment avec les eurosceptiques pays d’Europe centrale. Ainsi, sa volonté de durcir un peu plus le projet de réforme de la directive sur les travailleurs détachés s’est déjà heurtée à leur véto la semaine dernière. Une clarification s’avère donc nécessaire, ces pays ayant tendance à «prendre et à refuser de donner», comme on le résume à Bruxelles : «Il faut qu’ils comprennent que la solidarité est à double sens», affirme un diplomate européen.

Mais c’est aussi vrai pour Paris. «La France sera par exemple le seul pays européen à disposer d’un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU, souligne Enrico Letta (Président de l'Institut Jacques Delors). Il faudra donc trouver le moyen de le partager si on veut que la défense européenne voit le jour.» Ah bon et au nom de quoi devrions-nous laisser notre siège à l'ONU ? C'est un des éléments de souveraineté qui font la France. Cette fin d'article, à défaut d'être de fin de règne, met sur le même plan une directive sur les travailleurs détachés, certes importante, mais surtout favorable aux pays d'europe de l'est avec notre siège permanent à l'ONU ! et probablement aussi notre droit de véto pendant qu'on y est. Mais Mr Quatremer n'y a peut être pas pensé. Cela dit, Macron n'est peut être pas à une trahison près.